Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du décembre, 2024

2024: le bilan

2024 fut une année riche, dense, et profondément marquée par la quête d’accomplissements. C’était une année où chaque défi semblait avoir sa réponse en moi, où chaque instant difficile laissait place à une victoire, une leçon ou un éclat de lumière. En début d’année, j’ai achevé ma dernière année de faculté. Quatre années consacrées aux sciences du langage, à comprendre et décortiquer les mécanismes qui sous-tendent notre capacité à penser, parler, transmettre. Ces études m’ont donné une base solide, non seulement pour aborder le monde académique avec assurance, mais aussi pour apporter une touche unique à mes projets professionnels et personnels. L’un des moments forts de cette année a été mon travail en tant que copywriter pour H-Translation & Consulting. Là, j’ai mis à profit mes compétences pour rédiger plus de soixante-dix articles, chacun exigeant un regard précis, une créativité rigoureuse et un véritable amour de la langue. Ces articles n’étaient pas de simples textes : ils...

Ami ou frère : lequel compte vraiment ?

  J’admire cette manière qu’ont les gens de considérer la fraternité comme un lien plus solide que l’amitié. Pourtant, pour moi, le mot ami a toujours eu une résonance plus forte, plus vibrante, que celui de frère. Ce frisson qu’il m’évoque dépasse la simple proximité familiale, car l’amitié est un choix, un engagement, là où la fraternité est imposée par le sang. On entend souvent dire qu’un ami cher est « plus qu’un ami, c’est aussi un frère ». Mais combien de fois entend-on l’inverse ? Combien de personnes osent affirmer qu’un frère est « plus qu’un frère, c’est aussi un ami » ? Pourtant, ces cas existent, et ils sont précieux. Ce sont ces frères-là qui élèvent la fraternité au rang de véritable complicité, mêlant les obligations naturelles à l’élan volontaire de l’amitié. Dans mes moments de réflexion les plus intimes, je me dis souvent qu’un ami, même s’il n’est pas un frère, joue un rôle crucial dans notre existence. Il comble des espaces que la famille ne saurait atteindre e...

L’amour : une torture imméritée

Le sentiment amoureux, célébré par les poètes et sacralisé par les cultures, est souvent perçu comme une grâce, une expérience transcendante qui élève l’être humain au-dessus de sa condition ordinaire. Pourtant, derrière cette vision idéalisée se cache une réalité cruelle : être amoureux est une forme de souffrance, une torture psychologique et émotionnelle qui peut briser les âmes les plus solides. Si la société nous enseigne à voir l’amour comme un but, une récompense ou une finalité, il est légitime de se demander : mérite-t-on réellement une telle épreuve ? Plus encore, quelqu’un peut-il mériter d’être torturé de cette manière ? Aimer, c’est avant tout perdre le contrôle. Le sentiment amoureux bouleverse l’équilibre intérieur et nous rend dépendants d’un autre être. Cette dépendance n’a rien d’anodin. Elle est totale, intrusive, et s’accompagne d’une insécurité permanente. L’amoureux se retrouve suspendu aux actions, aux paroles, ou même au silence de l’autre. Chaque mot de l’être ...

Personne ne mérite d'être amoureux : personne ne mérite d'être ainsi torturé

  Le sentiment amoureux, traditionnellement célébré comme un idéal transcendant, est en réalité une épreuve cruelle, souvent injuste. Cette affirmation, qui pourrait sembler provocatrice, invite à une réflexion philosophique sur la nature même de l’amour : est-il réellement un bien ? Peut-il se justifier moralement ? Et, plus fondamentalement, quelle est sa place dans notre quête d’épanouissement en tant qu’êtres humains ? À première vue, l’amour semble une force inévitable, un phénomène qui échappe à notre volonté et s’impose à nous comme une fatalité. Pourtant, cette fatalité n’est pas neutre : elle est marquée par la souffrance. Être amoureux, c’est être pris dans une tension constante entre le désir et son impossibilité, entre l’idéal et le réel. Cette dualité rappelle les travaux de Platon, pour qui l’amour (éros) est une aspiration vers le Beau et l’Absolu. Mais si, pour Platon, cette quête est source d’élévation, on pourrait au contraire y voir une condamnation : un désir in...

Les territoires sans nom

  Pourquoi l'homme, dans sa quête incessante de rationalisation, ressent-il ce besoin impérieux de nommer, de catégoriser, de réduire l'indicible à des concepts étroits ? Ne serait-il point plus sublime de s'abandonner à la pure sensation, de laisser vibrer l'instant dans toute sa plénitude organique, sans chercher à l'enfermer dans les geôles restrictives du langage ? Ce matin encore, elle m'a signifié avec une netteté qui trahissait son trouble intérieur qu'elle ne saurait être qualifiée d'être ma "copine", comme si ce vocable dérisoire pouvait circonscrire la complexité de notre connexion. Je perçois, derrière cette négation véhémente, le mensonge qu'elle se murmure à elle-même, tentative désespérée de maintenir des frontières là où les âmes ont déjà aboli toute démarcation. Jamais je n'ai tenté d'apposer un sceau, un titre, une définition sur ce qui nous lie. Ma posture était celle de l'acceptation pure : ressentir sans nomm...