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Être jeune c'est aussi être incompris


La jeunesse dont nous parlons, c'est la période qu'on appelle souvent période de folie où nous subissons un tas de changements tant physiologiques que psychologiques. Dans cette période particulièrement fragile,  il se trouve que nous nous sentons incompris. Dans beaucoup de cas, ce n'est pas un simple sentiment, c'est un fait. Ce que nos aînés nomment âge de folie ou période de folie n'est pour nous qu'une période de tâtonnements et d'une quête de soi. Le brin de folie qui existe dans cette période particulière de notre vie ressemble à tous ces tâtonnements scientifiques avant les découvertes que nous connaissons aujourd'hui. Nous allons tous admettre que si les communautés scientifiques n'avaient pas eu le soutien collectif de l'époque, elles n'en seraient pas là aujourd'hui. Alors la jeunesse est comparable à ces moments de ténèbres où qu'en plus nos tâtonnements, nous avons besoin de soutien. Parce qu'il est clair que sans le soutien collectif, nous ne pouvons progresser. Les communautés scientifiques antiques ont sûrement commis beaucoup d'erreurs, mais comme leurs erreurs ont été comprises comme le résultat de leur limite, elles ont  alors pu progresser et s'améliorer de jour en jour jusqu'à notre époque. Elles ont été assistées ! Aujourd'hui la jeunesse agonise, mais tout le monde pense qu'elle se rebelle. « Ils nous connaissent pas ! » Ils refusent d'accepter que nous avons une conception de la vie, de l'avenir propre à nous-mêmes. Ils refusent d’accepter que nous vivons dans une époque différente de la leur. Ils refusent d'accepter que notre musique est différente de la leur… Mais c'est quoi toute cette histoire ! Ils nous assistent pas, mais veulent nous dicter notre comportement. Nous avons besoin d'assistance, de compréhension et de critiques bien construites, pas de dictée. C'est vrai que la jeunesse ait commis beaucoup d'erreurs, mais beaucoup d'entre elles sont simplement le résultat de la démission de nos aînés. La folie de la jeunesse c'est juste un entendement supérieur à celui de nos aînés, car ils refusent de chercher à nous connaître. Ils critiquent notre musique sans l'avoir écoutée, nos poèmes sans les avoir lus. Et parfois nos pères et nos mères passent plus se temps avec leurs collègues qu'avec nous. Alors comment nous connaître ? Souvent nous entendons cette petite phrase : « Ils ont de la nourriture, des habits, un toit et de l'instruction, qu'est-ce qui leur manque ? » Ce qui nous manque c'est votre compréhension.

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