Gason se chen !
Ma belle, voici ton chien.
Enchaîne-le si tu le désires,
lâche-le si tu ne peux en prendre soin ;
mais ne le garde pas à la chaîne
si tu n’as plus envie de le voir remuer la queue.
Car voici ton chien :
petit, docile, parfois cabotin,
capable de parler
mais toujours prompt à japper.
Tu l’aimeras peut-être
pour sa petite taille,
pour sa longue queue,
et pour tout ce qu’il remue
quand il se croit seul avec toi.
Il connaîtra ta maison,
ses odeurs, ses habitudes,
et surtout ta chatte,
qu’il prendra d’abord pour une étrangère
avant d’en faire sa compagne de jeux.
Il y aura des grognements,
des aboiements,
des histoires de chiens et de chats.
Mais à force de vivre ensemble,
le chien et la chatte
finiront par dormir sous le même toit.
Et toi, ma belle,
à force de le promener,
de le suivre, de le dresser,
tu finiras souvent
par marcher à quatre pattes
pour mieux comprendre
celui qui n’en a que deux.
Le lévrier, lui,
a toujours aimé sa levrette :
question de nature,
question de race,
question d’affection.
Quant à la fidélité,
n’en parlons pas.
Chez le chien,
elle va de soi.
Et puisque l’homme,
dit-on,
est un animal…
Gason se chen !
© Hash!
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